Genève – Génocide congolais : Le gouvernement exclut toute amnistie pour le M23-RDF

0
IMG_20250909_21870

A Genève, lors du colloque international sur les 30 ans de conflits armés en République démocratique du Congo, le gouvernement congolais a réaffirmé sa position : aucune amnistie ne sera accordée au groupe armé M23-RDF, accusé de crimes de masse, d’agression militaire et d’exploitation illégale des ressources.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a dénoncé toute tentative de relativisation entre les Forces armées de la RDC et ce qu’il qualifie de « groupe subversif ». Il a insisté sur la nécessité de traduire en justice les auteurs de crimes de guerre, rejetant toute forme de compromis judiciaire.

Pour Patrick Muyaya, le Fonds est un exemple concret de l’engagement de la RDC. Il vise à utiliser les ressources minières du pays pour réparer les victimes des conflits armés. Ces violences sont souvent alimentées par le trafic de ces mêmes minerais.

« Le Président de la République, en décidant de la création du FONAREV, financé par la redevance minière, a voulu donner une réponse nationale », a-t-il précisé.

Selon le communiqué officiel, la stratégie du M23-RDF repose sur la terreur, les massacres ciblés et le pillage des ressources naturelles, considérés comme les véritables moteurs de l’agression. Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a appuyé cette ligne en rappelant que les crimes de masse et les actes de génocide doivent faire l’objet de poursuites sans exception.

Le colloque, organisé par le FONAREV, a servi de plateforme pour interpeller la communauté internationale sur l’impunité persistante et l’absence de reconnaissance formelle du génocide congolais. Des voix se sont élevées pour exiger des sanctions ciblées contre les responsables identifiés, ainsi qu’une mise en œuvre concrète des résolutions de l’ONU et des engagements régionaux.

Kinshasa maintient que la paix ne peut se construire sur l’effacement des responsabilités. La justice reste une exigence politique, morale et institutionnelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *